Bambou

Bambou

Bambou s’endort
Elle attend la mort
Un genou au sol
Elle devient folle
Elle voudrait partir
Dans un autre Empire
Les Terres lasses
Qui l’enlacent
Ont le goût des mers
Et l’odeur amère

Bambou s’efface
Elle ploie sous la menace
Elle connaît le sort
Que refuse son corps
Une larme roule sur sa joue
Se meurt au fond du cou
Où va-t-elle aller
Plus d’endroit où danser
Dans sa tête la fête
A glissé vers l’abîme
Des fêlures alertes

Bambou se réveille
Du cauchemar avec peine
Elle sourit face au vent
Elle a choisi son camp
Celui du départ
Dans les cités du hasard
Là où le dimanche
L’année et les anges
Vivent des heures sans heurts