Les enfants d’Hiroshima

Les enfants d’Hiroshima

Cette nuit les Enfants d’Hiroshima
ont hurlé dans mon crâne
dans les méandres de mon âme
traçant des lésions fatales

J’entends encore leurs voix
je vois encore leurs mains
déchiquetées brûlées
qui désespérément se tendent
vers un profond néant

Ce cauchemar de folie
revient toujours hanter mes nuits
des enfants ont crié
dans une chaude journée d’été
un dieu qui avait mal aux yeux
les a laissés dans le feu
au détour d’une guerre
menée par leurs pères

Ces visions de mort
étreignent encore mon corps
La peur d’un retour à Hiroshima
ne s’effacera pas

Cette nuit
pour les enfants sans toit
j’ai invoqué la fille de la Terre
Quand rêverais-je d’éternité
d’un monde baignant dans la félicité
d’un monde où naîtront des enfants
fiers de leurs parents

Tu es Lycia
porteuse de mon message de détresse
Moi je m’éteindrai terrassé à jamais
toi tu peux encore espérer
un monde plus beau et majestueux
où vivront des enfants heureux

Et quelque part dans la nuit
résonnent encore des bruits de bottes
Des visages masqués
des hordes de sauvages m’envahissent
Leurs images me poursuivent
pour moi a sonné le glas
Mon âme s’effondrera
Mon corps a survécu
à l’explosion de métal
mon cerveau se meurt
rongé par le mal

Lycia sauve les enfants
Crois en leur pouvoir aimant
Eux seuls peuvent faire de ce monde
au passé jonché de cadavres
un merveilleux havre de paix

Que jamais non jamais
on ne remarche sur nos pas
sur les traces d’Hiroshima