Toi qui n’étais pas si naïve

Toi qui n’étais pas si naïve

Tu sais Toi qui n’était pas si naïve
Oui Toi qui m’a tant appris
Tu sais faire l’amour ce n’est pas que des mots
et c’est bien plus que beau

Je te regardais tes yeux grands ouverts vers le ciel
tu me serrais dans tes bras
et nous sommes repartis aux pays d’autrefois
L’Oiseau Lacrymal s’est envolé
Sans paroles
loin là-haut
dans des contrées illuminées

Et dans ces nouvelles frontières
ces terres éclairées
des larmes d’océan ont coulé

Défie-toi des dieux, ils sont jaloux de tes yeux
ils envient ton divin sommeil et se demandent au réveil
qui a fait couler ces perles bleues

Il y a dans ton regard
lorsqu’il reste accroché au mien
un je ne sais quoi qui brille
qui scintille au matin
retraçant l’itinéraire extatique
qui nous a conduit aux parfums exotiques
d’un tableau où les paysages
sont l’invitation au voyage
retranscrite sur une immense toile
exposée sous le ciel de Paris
étoilé et illuminé la nuit

Et vers la voûte céleste
ton bras lentement s’est étendu
a décroché une étoile
que tu as glissée dans ma main

Offrande magnifique des cieux
que j’ai serrée très fort
très fort entre mes doigts.

Et longtemps
longtemps après t’avoir quitté
j’ai réouvert ma main
sur une étoile dorée
où l’image de tes yeux
brûlait tel un feu noir
d’amour et d’espoir