Un fleuve de sang

Un fleuve de sang

Le fleuve s’écoule plus lentement
quand il irrigue les terres de sang
Les fleurs se sont levées
sur un tapis coagulé
Les poissons se sont vidés
dans la rivière sans fond
où les hommes ont pleuré
les elfes ont crié ton nom
Je me suis approché
des effluves de mèches blondes
ont couru sur les berges mouillées
Là ou meurent et fondent
les âmes encore en vie
des êtres qui croient encore
au passé infini
à la survie du corps
Je commence à comprendre
quand s’écoule l’eau
que tout n’est que cendre
dans les brumes de mon cerveau
mon corps alors se disloque
et s’enfuit par la rivière
qui l’emmène loin des portes
des rêves éphémères